Pourquoi l’histoire coloniale reste-t-elle un sujet si sensible et structurel pour la droite française ? C’est la question du troisième Debunk du Club 21è siècle. L’historien Pascal Blanchard y reprend 30 ans de déclarations de responsables politiques de Bruno Retailleau à Éric Ciotti, de François Fillon à Nicolas Sarkozy, d’Édouard Philippe à l’équipe de campagne de Valérie Pécresse, et les confronte à l’Histoire. Ce qui en ressort n’est pas une série de maladresses, mais un positionnement cohérent. Une « tradition » politique. Pour une femme ou un homme politique de droite, énoncer la moindre critique de l’histoire coloniale, c’est risquer de ne plus être tout à fait … de droite, c’est un marqueur partisan inévitable : l’héritage impérial appartient au panthéon des « grands moments » de l’histoire de France, et le mettre en cause reviendrait à l’abîmer, à critiquer un récit et à ne plus en être un héritier. D’où la mécanique de la « repentance », installée dans le débat à partir de 2007, qui disqualifie par avance toute lecture critique : y compris celle des historiens. Comprendre cette cohérence n’est ni l’excuser ni la condamner : c’est la condition pour se saisir du débat sur l’histoire coloniale. Une histoire partagée par des millions de Français héritiers de cette histoire par leur histoire familiale, et ce discours doit être analysé pour pouvoir un jour être dépassé, condition nécessaire d’une mémoire apaisée et d’une cohésion nationale qui sort des « guerres de mémoire ». Un décryptage factuel, sur l’un des sujets les plus instrumentalisés à l’approche de 2027.
https://youtu.be/H_xh3qX1aDI?si=2GNNenhl_MKKRQwC

